Note sur la transcription: Les erreurs clairement introduites par le typographe ont été corrigées.L'orthographe d'origine a été conservée et n'a pas été harmonisée.Les numéros des pages blanches n'ont pas été repris.

I

CHARLIE

II


DU MÊME AUTEUR

LA CENDRE, 7e édition1 vol.


Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous les pays,
y compris la Suède et la Norvège.

S'adresser, pour traiter, à M. Paul Ollendorff, éditeur,
rue de Richelieu, 28 bis, Paris.

III

FERNAND VANDÉREM

Charlie

ROMAN

PARIS
PAUL OLLENDORFF, ÉDITEUR
28 bis, RUE DE RICHELIEU, 28 bis


1895
Tous droits réservés.

IV

IL A ÉTÉ TIRÉ A PART
DIX EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE HOLLANDE
NUMÉROTÉS A LA PRESSE
(1 à 10)

V

A MON AMI
ALFRED CAPUS

F. V.

VI 1


CHARLIE
PREMIÈRE PARTIE


I

Au sortir de chez la fleuriste où elle avait prétextéd'aller faire une commande, Mme Lahonce se courbavers son fils, un petit garçon d'une dizaine d'années,drôlement vêtu d'un authentique costume de marin,à pantalon tromblon, à grand col de toile bleu ciel,et, la voix câline, elle murmura:

—Veux-tu que nous marchions un peu avant derentrer, mon chéri? Dis, Charlie, veux-tu?

L'enfant, qui s'absorbait à mordiller le bout deses gants blancs, répondit d'un ton machinal:

—Oui, maman!

Alors Mme Lahonce le saisit par la main, et tournant,à droite, l'angle de l'avenue d'Antin, elles'achemina, d'un pas pressé, le long de l'avenue desChamps-Elysées, presque déserte, par ce dimanche 2grisâtre et pluvieux d'octobre, à cette heure tardivede midi proche.

Elle marchait vite, vite, la tête baissée, afin d'éviter,sans doute, les rudesses de la bourrasque quilui écrasait contre le front ses légers frisons blondpâle, lui collait au corps sa jupe de drap bleu sombre;et Charlie, pour la suivre, était obligé de trotter,de s'appuyer à sa main qui le faisait sauter, rebondircomme une balle, comme enlevé puis lâché par unsouple élastique.

Il s'amusait même beaucoup, s'excitait à ce jeu,souriant à Mme Lahonce, souriant aux passants, pourles prendre ingénument à témoin de son agilité, desa grâce aisée; si bien que tous, au passage, fixaientla jeune femme et l'enfant, se retournaient pour lescontempler encore.

Seulement ce regard variait selon les personnes.Chez les bourgeois, chez les braves gens dénués demalice, c'était une admiration instinctive, attendrie,pour le joli groupe que formaient Mme La

...

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